Combler le manque de main-d’œuvre grâce à l’immigration

14 janvier 2020

GA international, entreprise lavalloise et leader mondial en fabrication d’étiquettes cryogéniques, a vu ralentir la production et le développement de ses nouveaux produits.  La cause: les nombreuses difficultés à trouver de la main-d’œuvre qualifiée dans la province.

«Depuis au moins trois ou quatre ans, on est toujours à la recherche de travailleurs qualifiés, surtout, d’opérateurs de presse flexographique, affirme George Ambartsoumian, président de GA international. C’est très difficile trouver des gens spécialisés dans ce domaine.»

L’entreprise gagnante de deux prix Mercad0r en 2019 offre présentement au moins six postes dans différents domaines allant de l’ingénierie, le marketing aux tâches de commis à l’inventaire et à la production.

«Chaque jour qu’il manque du personnel pour la fabrication de produits, on perd de l’argent, commente-t-il. Chaque jour que je n’ai pas un employé dans un poste de recherche est un jour de plus que je perds pour développer de nouveaux produits. Des produits qui sont en forte demande à l’international présentement.»

Promouvoir l’immigration

Dans la dernière année, GA international a été obligé d’aller chercher des travailleurs en France parce qu’au Québec, l’entreprise ne trouvait pas d’opérateur en presse flexographie avec expérience.

«On a engagé deux personnes de la France et on était prêt à aller chercher quelqu’un au Brésil, explique le PDG. Cependant, on a failli perdre nos deux travailleurs français quand le gouvernement provincial a voulu modifier la liste des métiers associés au Programme de l’expérience québécoise (PEQ).»

«On ne comprend pas comment ça se fait que le gouvernement ne pose pas d’actions concrètes pour faire venir des immigrants, s’exclame-t-il. Je ne comprends pas comment sont faites les listes des nouveaux métiers. Le gouvernement n’a jamais inclut l’opérateur de presse flexographie dans la liste d’emplois demandés et, pourtant, c’est l’un des métiers les plus recherchés ici.»

Fin 2019, GA international et une vingtaine d’entreprises ont signé une lettre ouverte lancée par les Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ). Celle-ci demande au gouvernement de poser des actions concrètes pour favoriser l’immigration et combler les 19 400 postes vacants dans la province.

Plus de travailleurs

En pleine expansion économique, la compagnie a besoin de travailleurs qualifiés qui pourront collaborer à la percée de nouveaux marchés.

«Il y a quelques années, on avait de la misère à trouver des opérateurs de presse avec expérience et on a pris la décision de les former nous-mêmes, mentionne-t-il. On a réussi à mettre en place un système de formation pour engager et former sur place grâce à un permis d’Emploi Québec.»

L’entreprise essaie d’intégrer des immigrants qui se trouvent au Québec comme deux Syriens ayant été engagés sans aucune expérience, mais qui ont été formés sur place.

«On prend la peine de former des gens sans expérience, mais on a aussi besoin d’engager des travailleurs expérimentés, affirme-t-il. Pour cela, on se soucie aussi des employés qu’on a pris la peine de faire venir d’ailleurs. On trouverait ça injuste qu’un jour ils soient obligés à partir.»

GA international Labtag fournit quelque 7000 produits sur les marchés américain et européen pour le secteur médical et les domaines biotechnologiques et biopharmaceutiques.

Source Courrier Laval

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