Coronavirus: les pharmaceutiques sont-elles en mesure d’en faire plus?

25 janvier 2020

Le nombre de personnes atteintes du coronavirus augmente et bien des observateurs relèvent que le monde est mal préparé à l’éventualité d’une pandémie.

Que ce soit Max Nisen pour Bloomberg ou les journalistes du site Axios, ils sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur les faibles investissements des pharmaceutiques dans la recherche et le développement. Ils déplorent le manque de vaccins ou d’antibiotiques. Au cœur de leur réflexion? L’absence d’incitatifs financiers pour les pharmaceutiques.

Cette baisse des investissements a d’ailleurs été soulignée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Sur la question des antibiotiques par exemple son directeur affirmait le 17 janvier dernier : « De nombreuses initiatives ont été lancées pour réduire la résistance, mais il faut aussi que les pays et l’industrie pharmaceutique soient aux avant-postes dans ce combat et y contribuent par un financement durable et la conception de nouveaux médicaments novateurs. »

Fort heureusement, tout n’est pas sombre et le Wall Street Journal rapporte que trois pharmaceutiques travaillent déjà à l’élaboration d’un vaccin pour le coronavirus.

Mais même si nous parvenons à contrôler la propagation du virus cette fois-ci, le manque de recherche demeure préoccupant. L’ONU s’est d’ailleurs inquiétée du phénomène et elle appelle à la sensibilisation et à l’action.

Le cri du cœur de l’institution est dirigé vers les gouvernements. On souhaite la mise en place de nouveaux programmes et de meilleures politiques pour soutenir la recherche par les pharmaceutiques. Il n’y a pas que des géants dans cette industrie et plusieurs compagnies doivent être soutenues. Espérons que l’appel soit entendu et que nous n’ayons pas besoin d’une catastrophe pour passer à l’action.

Source Journal de Montréal

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