Le partenariat entre le groupe pharmaceutique britannique GSK et l’allemand Merck vise à développer un traitement contre le cancer. Merck pourrait recevoir jusqu’à 3,7 milliards d’euros de GSK.

5 février 2019

AbbVie, Janssen, Gilead ou encore Servier… L’oncologie suscite les convoitises des géants de la pharmacie. Le britannique GSK n’échappe pas à la règle  et annonce, ce mardi, avoir noué un partenariat avec le laboratoire allemand Merck, afin de développer un traitement contre le cancer.

Cette alliance permettra aux deux groupes de continuer à développer puis de pouvoir commercialiser le traitement d’immunothérapie connu sous le nom « M7824 ». Celui-ci vise un grand nombre de cancers difficiles à traiter, dont celui du poumon.

Jusqu’à 2,9 milliards d’euros en plus

Dans le cadre de cette alliance, Merck, à l’origine de ce traitement, recevrait un premier versement de 300 millions d’euros. A cette somme pourront s’ajouter 500 millions en fonction de l’avancement du programme.

Enfin, si le « M7824 » venait à être commercialisé, le groupe pharmaceutique allemand pourrait récupérer jusqu’à 2,9 milliards d’euros supplémentaires. Soit une somme totale de 3,7 milliards.

Les ambitions de GSK confirmées

Avec ce partenariat, GSK confirme ses intentions dans le domaine de l’oncologie. Début décembre, le groupe britannique avait racheté, pour 5 milliards de dollars, la biotech américaine Tesaro . Celle-ci lui apportant un premier traitement, le Zejula, déjà sur le marché. Par ailleurs, GSK a conservé ses programmes de recherches malgré la cession de ses produits de cancérologie à Novartis, en 2015. Il possède ainsi une molécule en phase 2 d’essais cliniques et destinée à combattre le cancer du sang.

GSK accompagne ainsi un mouvement engagé depuis plusieurs mois déjà :  les laboratoires privilégient les acquisitions ciblées  et cèdent par ailleurs leurs activités connexes (santé animale, automédication…). Les grands groupes pharmaceutiques n’hésitent pas à s’offrir de nombreuses biotechs. Ou encore les départements d’oncologie de leurs concurrents, à l’instar de  Servier, rachetant celui de l’irlandais Shire, en avril 2018, pour 1,9 milliard d’euros.

https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/0600641911129-les-laboratoires-gsk-et-merck-sallient-dans-loncologie-2242250.php

 

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