Le président de GSK part avant la fusion avec Pfizer

23 janvier 2019

Quatre ans après avoir pris la tête du laboratoire pharmaceutique GSK, Philip Hampton démissionne avant le rapprochement avec Pfizer.

Les termes choisis laissent penser à un éventuel désaccord au sein de la direction de GSK. Image: AFP

Le président du laboratoire pharmaceutique GSK a annoncé lundi son départ au moment même où le groupe britannique prépare le placement en Bourse séparé de son activité de médicaments sans ordonnance et de parapharmacie.

Dans un court communiqué publié à la Bourse de Londres, le groupe explique que Philip Hampton a informé le conseil d’administration de son intention d’en quitter la présidence, un peu moins de quatre ans après avoir pris la tête. Le conseil d’administration a lancé le processus de recherche d’un successeur et aucune date n’a été fournie.

«Après l’annonce de notre accord avec Pfizer et la séparation prévue de notre nouvelle activité de santé grand public, je pense que c’est le bon moment pour me retirer et permettre à un nouveau président de superviser ce processus jusqu’à sa conclusion dans les années à venir», a expliqué M. Hampton dans ce communiqué.

Les termes choisis laissent penser à un éventuel désaccord au sein de la direction de GSK à propos de cette vaste opération portée par la directrice générale Emma Walmsley. L’action GSK cédait 0,51% à 1.491 pence à 08H10 GMT à la Bourse de Londres, où l’indice vedette était quasi stable.

Fusion avec Pfizer

Cette transaction majeure avec l’américain Pfizer a été annoncée le 19 décembre et prévoit la création d’une coentreprise entre GSK et Pfizer, au sein de laquelle les deux laboratoires vont fusionner leurs activités de médicaments sans ordonnance et de parapharmacie. GSK aura une majorité de contrôle avec 68% et Pfizer une part de 32% dans cette coentreprise prévue au second semestre 2019.

Du côté de GSK, ces activités comprennent les traitements anti-inflammatoires Voltaren, l’anti-douleur au paracétamol Panadol ou encore les dentifrices Sensodyne. Chez Pfizer, elles comptent l’anti-douleur à l’ibuprofène Advil ou les traitements aux vitamines Centrum et Caltrate. Le traitement vedette contre les troubles de l’érection Viagra n’est en revanche pas concerné et restera chez Pfizer.

Lors de cette annonce, le groupe britannique a précisé que dans les trois années après sa naissance, cette coentreprise serait scindée de GSK via une entrée en Bourse séparée sur le marché londonien. Cette transaction ultérieure aidera à financer les investissements prévus par GSK dans l’autre pan de son activité, les médicaments prescrits et les vaccins pour lesquels d’importantes dépenses de recherche et développement sont nécessaires. (ats/nxp)

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