Trois étudiantes de l’Université de Montréal lauréates du concours «Chapeau, les filles!»

21 juillet 2021

Maria Sadikov, Fannie Bilodeau et Marguerite Dion sont toutes trois lauréates nationales du volet Excelle Science du concours «Chapeau, les filles!» 2020-2021.

Trois étudiantes inscrites au baccalauréat en physique de l’Université de Montréal se sont démarquées au concours Chapeau, les filles! 2020-2021 et son volet Excelle Science. Maria Sadikov, Marguerite Dion et Fannie Bilodeau y ont chacune remporté un prix, pour un total de 9000 $.

Participant pour la seconde fois au concours, Maria Sadikov a gagné un prix Excelle Science du ministère de l’Enseignement supérieur, d’une valeur de 5000 $, soit l’une des plus grosses sommes accordées. Passionnée par son domaine d’études, elle attribue ce succès à sa persévérance et aux nouvelles connaissances qu’elle a acquises depuis sa participation en 2019-2020. Accompagnée par sa mentore, la professeure Julie Hlavacek-Larrondo, elle a longuement réfléchi aux circonstances qui l’ont menée vers ce concours. «Lors du processus d’admission, j’ai dû répondre à plusieurs questions qui m’ont grandement fait réfléchir à mon intérêt pour la physique, à la place des femmes dans mon programme et en sciences en général, aux physiciennes inspirantes de l’histoire ainsi qu’à mes réalisations et à mon avenir dans ce domaine», raconte celle qui a trouvé l’expérience très enrichissante.

Même son de cloche du côté de Fannie Bilodeau, qui a pour sa part reçu un prix Excelle Science de 2000 $ du ministère de l’Économie et de l’Innovation. Si elle avoue manquer de confiance en ses habiletés et avoir préféré ne pas tenter sa chance l’an dernier, elle n’a pas hésité cette année et s’est lancée dans l’aventure. Sa candidature a été soutenue par le professeur Jean-François Arguin, cofondateur du projet Parité Sciences, un regroupement du Département de physique de l’UdeM encourageant la diversité, l’équité et l’inclusion dans les domaines de la physique, des mathématiques et de l’informatique. «À mon avis, le fait que les études de physique étaient initialement réservées aux hommes continue de nourrir des stéréotypes néfastes qui persistent aujourd’hui, admet-elle. Nous n’avons qu’à regarder les représentations de la physique dans la culture populaire, qui sont pratiquement toutes centrées sur des hommes et leurs découvertes. Ces préjugés et ces représentations incomplètes contribuent à créer des idées reçues pouvant faire en sorte que certaines jeunes filles se sentent moins interpellées par la physique ou alors moins en confiance lorsqu’elles l’étudient. Pour remédier à cette situation, nous devons être visibles et faire entendre notre voix.»

Marguerite Dion abonde dans le même sens. Celle qui a obtenu le prix Persévérance Excelle Science de la Centrale des syndicats du Québec, d’une valeur de 2000 $, indique avoir hésité avant d’étudier en sciences après ses études secondaires. «Déjà au secondaire, je trouvais fascinant le fait d’étudier la physique. Grâce aux mathématiques, nous pouvions comprendre tous les phénomènes qui nous entourent. Malgré cela, j’hésitais à poursuivre des études dans ces domaines en raison du manque de représentation des femmes. Heureusement, j’ai eu la chance d’assister à une conférence de deux professeures de physique de l’UdeM qui étaient venues à mon cégep pour promouvoir la place des femmes en sciences. Depuis cette présentation, j’ai des étincelles dans les yeux lorsque je parle de physique avec mon entourage.»

Les trois lauréates s’entendent pour dire que leur participation à Chapeau, les filles! a été gratifiante et encouragent les étudiantes qui s’y qualifient à participer aux concours à venir. «Ce concours est une excellente occasion pour les femmes des domaines typiquement masculins de faire rayonner leur parcours tout en obtenant de la visibilité et de la reconnaissance», affirme Fannie Bilodeau. Créé en 1996 par le gouvernement du Québec, le concours Chapeau, les filles! reconnaît le travail et la persévérance des femmes choisissant une formation menant à l’exercice d’un métier traditionnellement masculin. Son volet Excelle Science a le même objectif, mais vise spécifiquement les études des secteurs scientifiques et technologiques. Cette année, 70 prix de 2000 à 5000 $ ont été remis, pour un total de près de 160 000 $.

SOURCE: UDEMNOUVELLES.CA

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