Un vaccin plus facile à manipuler en développement à Trois-Rivières

10 novembre 2020

Contrairement à d’autres vaccins qui connaissent des avancées importantes, celui développé à Trois-Rivières par Biotechnologies Ulysse n’aurait pas besoin d’être conservé à très basse température.

L’entreprise estime qu’il s’agit là d’un avantage distinctif important. Le laboratoire avait d’ailleurs servi une mise en garde contre l’énorme défi que posera le maintien de doses à des températures polaires dans le cadre d’une campagne massive de vaccination où la chaîne de froid devra être respectée.

Rappelons que le vaccin développé par Pfizer et BioNTech doit être conservé à -75 °C, ce qui pose un défi logistique important pour son déploiement, comme l’a reconnu le premier ministre Justin Trudeau.

Le candidat vaccin trifluvien, si sa mise au point est concluante, sera plutôt absorbé par les voies orales ou nasales sous forme de comprimé et pourra être gardé à la température de la pièce.

«On peut penser à une logistique très simple que ce soit en Amérique du Nord, mais aussi pour les pays en voie de développement comme, par exemple, en Afrique, les pays plus pauvres de l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud où il fait très chaud. Notre produit à nous ne sera pas affecté», a fait valoir Yves Hurtubise, scientifique en chef de Biotechnologies Ulysse.

Si besoin est, le fabricant trifluvien d’équipements de refroidissement et de congélation Carnot Réfrigération pourrait se rendre utile. Ses appareils permettent d’obtenir une température aussi basse que – 50 °C, mais pourraient être ajustés pour être encore plus froid.

«On pourrait aller, avec quelques efforts d’ingénierie, à – 75 °C. C’est faisable», a assuré Marc-André Lesmerises, président-directeur général de Carnot.

L’entreprise Biogivre de Drummondville, qui fabrique de la glace sèche, a déjà été approchée pour prêter son concours à une éventuelle distribution du vaccin.

«Dans le fond, la glace sèche est à – 75,5 °C. Donc, c’est ce qui est nécessaire pour conserver leur vaccin», a indiqué Mélanie Beaudoin, présidente de Biogivre.

AUTEUR: LOUIS OUIMET

SOURCE : JOURNAL DE MONTRÉAL 

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