Une pharma du Québec se paye un labo allemand

20 janvier 2021

Une pharmaceutique québécoise qui teste et analyse une vingtaine de vaccins contre la COVID-19 met la main sur un laboratoire allemand pour devenir le numéro un mondial dans le domaine, a appris Le Journal.

« On est passés de 55 employés en 2015 à 360 aujourd’hui. Nos revenus ont explosé, en passant de 8 millions $ US, à l’époque, à plus de 100 millions $ US cette année. On s’achète le laboratoire allemand de 80 cerveaux pour consolider notre position », explique Benoit Bouche, président et chef de la direction de Nexelis.

Fondée à Laval en 2015, l’entreprise s’est associée trois ans plus tard au fonds Ampersand Capital Partners et a procédé à une série d’acquisitions, comprenant Pacific Biomarkers, PAIRimmune, ImmunXperts, Gosselies et AIT Bioscience.

Numéro 1 mondial

Aujourd’hui, la pharma de Laval achète une nouvelle équipe de 80 chercheurs de la Clinical Laboratory Science (CLS) de Marburg, en Allemagne.

« On devient la plus grosse entreprise au monde dans le développement de méthodes dans le test de laboratoire pour des vaccins en développement », poursuit Benoit Bouche.

Dans son domaine, Nexelis a désormais quelque 250 chercheurs qui travaillent à temps plein sur les tests de vaccins sur la planète.

« Il y a 42 vaccins en stade de développement clinique dans le monde et l’on travaille sur plus de 20 d’entre eux », résume Benoit Bouche, dont le travail a été souligné par la fondation Bill & Melinda Gates.

Quand on lui demande pourquoi le Québec est digne d’intérêt, M. Bouche ne passe pas par quatre chemins : les cerveaux québécois valent de l’or.

« Il y a un bassin d’emploi ici intéressant. Il y a un coût de la vie intéressant comparativement à Boston et San Francisco aussi. On discute d’ailleurs avec le gouvernement pour doubler la taille de nos installations à Laval d’ici trois ans », conclut-il.

AUTEUR: FRANCIS HALIN

SOURCE: JOURNAL DE QUÉBEC

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